| La Résistance |
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Le 1er septembre 1939,
Le 3 septembre, face au refus de mettre fin aux hostilités en Pologne, l’Angleterre et
Le 28 septembre 1939, le Reich et l’Union Soviétique se partagent
L’année 1940, c’est la démission en France du ministère Daladier, le 20 mars ; le 9 avril, l’Allemagne envahit le Danemark et
Les combats livrés par le 32ème RI en mai et juin 1940 © Musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie. Tergnier (Aisne) Régiment d’active, le 32ème RI, en garnison à Tours, est mis sur pied de guerre le 25 août 1939. Les réservistes sont rappelés pour compléter les effectifs. Les premiers combats ont lieu en SARRE (septembre 1939) puis sur
Résumé du Lieutenant-Colonel Henri Caron.2010
Tergnier sous l'occupation La ville de Tergnier se trouve à la frontière entre la zone occupée et la zone interdite. Les troupes allemandes sont omniprésentes. ![]() © Musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie. Tergnier (Aisne)
Tergnier constitue un noeud ferroviaire stratégique et de ce fait, subit les bombardements allemands dès mai 1940, puis ceux de la Royal Air Force et ceux de l'US Air Force. Courant 1943 la ville était en partie détruite. Nombreuses furent les actions menées par la résistance dans cette commune, contre le matériel roulant de la SNCF. Les différentes organisations de la résistance Les mouvements et les réseaux Les réseaux (Comète, Buckmaster, Bourgogne,..) étaient dirigés par des états-majors français ou alliés situés hors de France, ils avaient pour mission d’aider ces états-majors par des actions très spécialisées : le renseignement, le sabotage et les filières d’évasion. Les mouvements (OCM, Libération-Nord, FTPF,..) étaient dirigés depuis
Il faut préciser que la plupart des résistants ont commencé par pratiquer des activités militaires et civiles dans des petits groupes formés localement (ramassage d’armes, aide aux prisonniers évadés, …). Ils se sont ensuite soit rattachés à un autre petit groupe. L’engagement dans un mouvement ou un autre se fait parfois par une simple rencontre avec un collègue de travail, un ancien camarade de classe.
L'aide aux personnes pourchassées
L'aide aux aviateurs alliés abattus sur le territoire français.
© Musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie. Tergnier (Aisne)
© Musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie. Tergnier (Aisne) Carnet de bord du pilote Peter White, pilote de l'avion qui s'est écrasé à Commenchon dans la nuit du 16 au 17 avril 1943. L'avion était un short STIRLING Mk III BK 725 WP-M du 90ème Squadron rattaché au Bomber Command et basé sur le terrain de Ridgwell (Grande-Bretagne). l'équipage revenait d'une opération de bombardement sur la ville de Mannheim lorsqu'il fut touché au dessus de Laon.
la résistance porte assistance aux membres de l'équipage tous vivants mais pour certains grièvement blessés. Les membres de l'équipage étaient: Edward Phillips, Andrew Smith, Donald G. Ross, Reginald Gaisford, John B. Ford, John Fitzgerald et Peter White. Du fait de ses graves blessures Peter White est le seul laissé sur le lieu du crash, il sera fait prisonnier et envoyé dans un camp de prisonniers en Allemagne.
les rescapés après avoir été soignés partent avec la ligne d'évasion Comète le 13 mai et le 17 mai 1943.
Le Bureau des opérations aériennes:
Service de la France Libre, chargé du repérage et du référencement des terrains de parachutage et d'atterrissage. Ils se chargent ensuite de la répartition des réceptions de parachutages et du matériel reçu.
Arnaud Bisson : chef départemental du bureau des opérations aériennes de l'Aisne
Henry, Dupré, Demouy ou Meunier selon le cas ou le lieu ; tels étaient les noms de guerre de cet homme d’exception que fut Arnaud BISSON, originaire de Noailles dans l’Oise où il était né le 8 mai 1909, fut le chef départemental du B.O.A jusqu’au 30 juin 1944, date à laquelle il trouva la mort à Sains-Richaumont village de
Dès 1942, il entre par nature en résistance, dans sa région de l’Oise, il organisa des groupes de patriotes qui comme lui n’acceptèrent pas l’invasion germanique et la trahison du gouvernement de Vichy. En avril 1943, il est contacté par un envoyé du général de Gaulle, un officier du BCRA venu de Londres. Le 30 juin 1943, après trois mois d’une activité intense, des arrestations ont lieu dans son secteur, il y échappe de justesse et doit fuir l’Oise, son épouse et ses trois enfants sont gardés et surveillés par les Allemands. Grâce et avec l’aide d’amis sûrs et dévoués, la famille BISSON réussit à tromper la vigilance des gardes allemands et se rend à Paris où elle entre en liaison avec un agent de liaison de Jean-Pierre DESHAYES alias « Fric » qui les dirige vers Saint-Quentin où elle retrouve Arnaud BISSON, celui-ci ayant trouvé refuge chez un ami appartenant au BOA , Monsieur LEBLANC Arthur alias « Jérôme » puis toute la famille est hébergée par Monsieur BAUCHART ensuite ce sont Monsieur et Madame BOUVARD rue de la mutualité qui accueillent la famille BISSON, durant quelques mois, ils sont reçus chez Monsieur et Madame BRICOURT Edmond à Gouy. Madame BISSON et leurs enfants se réfugient quelques temps à Reims où quelques fois son mari les rejoint. A .BISSON organise le secteur A5 avec la collaboration du docteur Claude MAIRESSE, cherchant à entrer en contact avec le BOA nord, ce qui se passe en septembre 1943 .A partir de cette date, A.BISSON se dépense sans compter pour organiser, secteur par secteur, le département de l’Aisne, avec des équipes de parachutages, pour grouper autour de lui des cadres compétents. Il demande à son épouse de sacrifier leur vie privée et familiale et délègue à Madame BUISSON la charge de l’éducation de leurs enfants, lui laissant ainsi sa liberté de mouvement dû à son activité de résistance. A Saint-Quentin, A.BISSON s’entoure d’hommes dynamiques ayant le même esprit et la même conception d’une organisation moderne et tous les transports, toutes les liaisons sont motorisées. . A l’annonce le 6 juin 1944, du débarquement des troupes alliées sur les côtes normandes, il prendra avec une vingtaine de ses hommes , le maquis de Saint-Algis, où il prépare les résistants à l’action combattante contre les troupes allemandes. Depuis ce maquis, il active les dernières liaisons d’armes nécessaires aux différents groupes de la résistance pour leurs permettre d’accomplir leurs missions de harcèlement. Le maquis de Saint-Algis assurait la réception des parachutages, la livraison des armes avec les risques que cela impliquait vers les secteurs de l’ouest et du sud de l’Aisne, vers le Nord et même vers l’Oise. Pour éviter tous retards ou oublis, A.BISSON transporte quelques fois des armes dans son véhicule, c’est durant une de ces missions de transport, qu’il trouve la mort dans la nuit du 30 au 1er juillet 1944 à Sains-Richaumont, en forçant un barrage ennemi, les soldats allemands ouvrirent le feu en direction de la voiture, deux balles le blessent mortellement. Le 7 juillet 1944, le maquis sera attaqué par un détachement allemand, ne pouvant éviter le contact avec l’ennemi, parmi les 14 résistants présents ce jour-là au maquis, quatre hommes sont tués, un est fait prisonnier, un blessé parvient à s’enfuir avec le reste du groupe faisant côté allemand 12 morts et 19 blessés. Les 4 tués sont : Marcel ANNOEPEL, opérateur radio, Hector POLVENT, gendarme, Edouard BACHIMONT, gendarme, André DROIT, gendarme. Le blessé : Jean MERLIN Le prisonnier : Florent DEBUISSON, qui après avoir été interrogé plusieurs fois par
Le corps de A.BISSON fut inhumé provisoirement et clandestinement dans un caveau se trouvant dans une pâture appartenant à Monsieur MEURANT. Après
Des agents du bureau des opérations aériennes
Fernande Puille : bureau des opérations aériennes de la Somme Géo Puille : chef du bureau des opération aériennes de la Somme : région A1
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